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En quelques mois, le "téléphone portable" est passé du statut d'outil professionnel à celui de l'objet quotidien indispensable à tous, dès le plus jeune âge. Il est devenu "le mobile".

Dans le même temps, le terminal téléphonique n'est plus familial ou professionnel. Il est personnel. Et peut-être demain sera-t-il jetable ?

Comment cette notion de mobilité évoluera-t-elle dans les prochaines années ? Comment, demain, utiliserons-nous la profusion de services que cette nouvelle mobilité va susciter ?

Pour répondre à ces questions, nous vous proposons un vaste puzzle, où chaque pièce évolue rapidement dans le temps et dans l'espace. Des pièces techniques, mais peut-être et surtout humaines.

France Télécom travaille à assembler ce puzzle du futur dont voici quelques éléments.

Début 2000, le taux de pénétration des mobiles était de 35 % en France. En Europe, il atteint 52 % en Italie et jusqu'à 66 % en Finlande. En France, le taux de pénétration sera probablement supérieur à 60 % en 2003. Il pourrait atteindre 100 % en 2005, en particulier grâce aux usages radicalement nouveaux suscités par l'UMTS.

Pour répondre aux demandes de leurs clients, les opérateurs de réseaux vont simplifier l'usage des services actuels, multiplier les modes d'accès et élargir la gamme de services.

Une pièce centrale de ce puzzle est le système UMTS qui devra répondre à toutes les attentes cristallisées autour de lui.

L'innovation dans les services nécessite des évolutions dans le terminal, dans le réseau, et plus probablement dans les deux. Les évolutions du réseau pour augmenter ses capacités, sont longues à développer et coûteuses à mettre en œuvre. Elles permettent une distribution plus large. Les évolutions des services dans le terminal sont plus rapides et moins coûteuses à mettre au point mais sont liées au renouvellement du terminal, à son évolution et là encore à l'augmentation de ses puissances de calcul propres.

Les acteurs de demain, constructeurs ou opérateurs, pourraient être tentés par "une course au service" et par la multiplication de micro-services. La cohérence et la simplicité des nouveaux services sera un élément important de leur pérennité.

Le téléphone mobile devient un objet personnel, incontournable de la vie quotidienne, servant à gérer ses informations personnelles (agenda, répertoire...), obtenir de l'information utile, garder le contact avec l'entreprise, jouer...

Cette tendance pourrait se poursuivre ou au contraire s'inverser en faisant apparaître par exemple des objets jetables non personnalisés. Il s'agira bien alors de connaître la valeur perçue par l'utilisateur, partagé entre l'objet et le service .

Les communications de personne à personne évoluent de plus en plus vers des communications entre des personnes et des serveurs d'informations.

La prochaine étape pourrait être une généralisation des communications d'objets à objets, hors de l'action humaine ? Ces interactions avec l'environnement de proximité seront-elles généralisées grâce aux technologies sans fil ? Les objets intelligents grâce aux progrès des technologies matérielles et logicielles vont-ils se généraliser ?

Pour situer cet enjeu, rappelons que six milliards de personnes sont susceptibles de communiquer, à comparer aux quinze milliards de systèmes embarqués.

Que vont engendrer ces nouveaux produits ? Quelle valeur ajoutée sera perçue par les utilisateurs dans cette révolution ? Enfin n'oublions pas l'élément essentiel : l'acceptation de ces technologies par la société.

Les pièces du puzzle s'assemblent à l'infini ; d'autres pièces viendront très vite le compléter...

La logique de convergence pousse les opérateurs et les constructeurs à intégrer, autour des usages observés, des services utilisant de multiples modes (voix, texte, image).

La logique de performance du marché et la personnalisation de la relation avec le client requièrent, d'autre part, une entreprise construite autour du client.

C'est au cœur de ce double mouvement que se nichent les innovations de services, stimulées par la montée en débit des réseaux.

Toutes les évolutions peuvent être envisagées : une différenciation de services de base plus adaptés aux besoins réels des clients s'accentuera, ou plutôt des services généralistes moins adaptés aux spécificités des contextes d'usage... au fil du temps, laquelle de ces hypothèses l'emportera ?